La Gaugne a son panneau

La Gaugne a son panneau

Après de longues années de préparation, le panneau présentatif de la dalle à cupules de La Gaugne entre Saint-Antonin-de-Lacalm et Le Travet est fin prêt pour présenter le « menhir » cupulé aux randonneurs qui ne manquent de passer sur ce sentier. Aux membres du CAPA les plus anciens, il rappelle la curiosité de Michel et le beau travail d’Henri, Louis et Christian.

Puisse ce panneau avec d’autres permettre une meilleure connaissance de ces traces discrètes mais fascinantes de la Préhistoire.
Prise de photos acrobatique de la dalle à cupules.
Insolite: deux pierres d’autel à Vieux

Insolite: deux pierres d’autel à Vieux

Une des deux pierres d’autel à l’aspect caractéristique observées à Vieux en l’église Saint- Eugène. En bas, le cachet d’un prélat.

L’église Saint-Eugène à Vieux est riche de ses peintures murales polychromes mais ce sont, dans un tas de pierres sans intérêt, deux pavés pas comme les autres qui ont retenu notre attention.

En grès, ils sont caractéristiques d’une époque et chargés de symboles.

Ces deux pavés carrés sont des pierres d’autel.

La pierre d’autel est une pierre consacrée, de dimensions réduites, encastrée dans la table d’autel. Elle présente généralement, les caractéristiques de la table dans laquelle elle est intégrée avec un sépulcre et des croix de consécration.

Les pierres d’autel remplacent dès la fin du XVIe siècle les autels portatifs pour permettre de célébrer à l’intérieur de l’église à d’autres endroits comme les chapelles, les collatéraux, les piliers de la nef, des messes votives en petit comité.

Sur l’autel majeur, on ne peut célébrer qu’une messe par jour. À une époque cela ne suffit pas.

Cette pierre d’autel peut porter sur la face, la tranche ou au revers la date de sa consécration et le nom de celui qui l’a consacrée. La pierre est souvent enveloppée dans un linge en lin ciré : le chrémeau d’autel.

À propos des pierres d’autel de Saint-Eugène, elles sont gravées de quatre croix aux quatre angles et d’une croix centrale. Sur une des pierres, est encore présent le cachet de cire de l’archevêque qui l’a consacrée. Son blason est difficilement reconnaissable mais le collier d’ordre avec les insignes de dignité qui entourent l’écu, comme le chapeau à large bord et la croix de procession à double traverse, sont très visibles.

Ces deux pierres d’autel ont été mises à l’abri dans une des chapelles de l’église Saint-Eugène de Vieux.

Il s’agit peut être Charles Le Goux de la Berchère, archevêque d’Albi entre 1687 et 1703, célèbre pour ses compte rendus de visites pastorales .

Cachet cylindrique en cire du sceau de l’archevêque d’Albi. Il est d’usage officiel et symbolise la personnalité juridique du prélat. Par sa discrétion, celui-ci a échappé aux décrets de 1791 et 1792 qui demande de les faire disparaître en les rayant, les grattant ou les brûlant.
Assez reconnaissable, le collier, sorte d’ornement extérieur à l’écu indique le rang et la dignité du prélat. Un début de chapeau est visible avec sa cordelière à quinze houppes. Ces sortes de nœuds varient en fonction du rang : quinze pour l’archevêque, dix pour l’évêque et moins pour les autres. La croix aussi varie selon la dignité: double traverse pour l’archevêque, simple traverse pour l’évêque.
Un exemple d’armoirie : les armoiries familiales de Charles Le Goux de la Berchère.
Blasonnement:  » d’argent, à une tête de more de sable bandée d’argent, accompagnée de trois molettes de gueule ». Le blason est ici entouré du collier d’ordre qu’on va retrouver chez tous les dignitaires religieux.