Textes : Pierre et Rosy Mascaras
Photos : Rosy Mascaras, Franck Tayac, Paul Viaules
Jeudi 28 mai 2026, c’est à Inières et Boussac que nous ont portés nos pas, nous avons même pris le chemin des écoliers pour faire un petit détour par Sainte-Radegonde.
Nous étions douze membres du C.A.P.A. enthousiastes, bien décidés à braver la canicule… et gréablement surpris par les températures plus clémentes de l’Aveyron.
Nous avons regretté l’absence de nos amis empêchés de venir.
Jeudi 28 mai 2026 : Inières, Boussac, Sainte-Radegonde, des églises-forteresses impressionnantes
Au milieu du XVe siècle, les populations d’Inières et de Boussac durement éprouvées par la Guerre de Cent Ans et les attaques des Routiers, sollicitèrent l’accord du seigneur-évêque de Rodez pour édifier un bâtiment fortifié. Une église-refuge dans laquelle on pourrait mettre en sécurité les populations rurales isolées. C’est ainsi que les vieilles églises de Boussac et d’Inières furent presque entièrement reconstruites. À Sainte-Radegonde, ce sont également les habitants qui prirent l’initiative de fortifier l’église pour assurer leur protection.
Ces églises apparaissent comme de puissants donjons à l’aspect austère, ici pas de plan en croix latine visible de l’extérieur.
Le bâtiment est couronné d’un chemin de ronde et de mâchicoulis, éléments défensifs.
Le chemin de ronde est protégé par un mur plein à Inières alors qu’à Boussac il est longé de merlons et créneaux. Les merlons sont percés de petites meurtrières de visée (merlons guelfes). C’est à ce cinquième niveau que débouchait la salle des gardes. De là, on accédait au clocher-tour rectangulaire.
Les ouvertures étaient défendues par de fortes grilles de fer scellées dans les maçonneries au moment même de la construction pour éviter tout risque d’effraction par les fenêtres.








Des chambres-refuges, destinées aux paroissiens et à leurs biens les plus précieux, avaient été aménagées immédiatement au-dessus des voûtes de l’église, sur quatre étages. L’accès se faisait par une porte située dans l’église. Les habitants pouvaient bloquer la lourde porte par un épar (barre transversale) avant de monter à l’étage.
À Boussac, un conduit acoustique situé dans l’armoire du choeur permettait de communiquer avec les étages.
À Inières, pour des raisons de sécurité, nous n’avons pu accéder aux étages.
À Boussac, nous avons eu le privilège de monter jusqu’au clocher, conduits par Monsieur Rigal longtemps Maire de la Commune. Un bel escalier à vis permet d’y accéder.
Les chambres-refuges de Boussac et Inières ont été partiellement restaurées.


Ci-après, des chambres-refuges d’Inières que vous n’avez pu voir. Nous les avions visitées avec le C.A.P.A. en 2019.



Vous avez dit privilège !
Nous remercions vivement Madame Turco et Monsieur Rigal
qui nous ont guidés à Inières puis à Boussac.
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