Le Souterrain de Brugnac

Le Souterrain de Brugnac

Portrait en milieu confiné

Au bord de la Vère, le souterrain de Brugnac

CASTELNAU-DE-MONTMIRAL – 43°96′ N 1°75’E

  Plonger dans un souterrain est toujours une expérience excitante; encore plus quand il s’agit d’y observer des figures dont on a le plus grand mal à donner un âge tant la pratique de graver ou dessiner est courante, y compris en milieu obscur. Ici, des gravures , sommes toutes assez classiques : animal, croix, cupules, silhouette humaine et arbalète.

Un segment de la galerie du souterrain. On remarquera la voûte en arête et le coude à angle droit au bout de cinq mètres de progression. La molasse de couleur oranger permet un creusement assez facile. Les parois portent des traces de blanchâtre de salpêtre. 

Un usage très terre à terre

À Castelnau-de-Montmiral, cela commence par la découverte d’un souterrain en 1954. Ce sont les années où les recherches étaient encouragées par les pouvoirs publics. Hantés par l’idée de devoir répondre à un conflit nucléaire, l’urgence était à l’inventaire des cavités à même de recevoir du public en cas de malheur. Excepté son ampleur, ce souterrain-là n’avait rien de bien exceptionnel. Un souterrain aménagé comme tant d’autres du département. 

Aujourd’hui encore, il occupe une friche sur une hauteur à une centaine de mètres de la route. Actuellement fermé au public à des fins de préservation, il présente deux réseaux presque distincts reliés juste par un goulot.

Le réseau sud est plus simple à visiter car il n’est pas inondé.  Il présente tout ce que peut nous réserver ce type de monument: escaliers, conduits d’aération, feuillures de porte, tablettes et  de nombreux silos au sol, y compris à l’extérieur du souterrain. Des ramifications complexes, une progression sinueuse le caractérise. À l’image de nos caves, les paysans s’en servaient pour stocker les vivres mais le cluzel a aussi servi de cachette, de refuge. Des détails matériels sont là pour en témoigner: fosses, coudes.

Un bas relief: tronc avec bras, visage réduit à sa plus simple expression. On peut s’interroger sur les raisons de l’emplacement de ce bas-relief en bout de galerie.
Fût, arc en triangle et corde. S’agit-il d’une arbalète ? La gravure ne montre ni noix de décoche, ni mécanisme. Un deuxième trait est gravé en bas à gauche.

Un fait le rend original quand même. Émerge de la paroi, sculptée, le haut d’une silhouette anthropomorphe d’une cinquantaine de centimètres au visage sans bouche, ni yeux, le bras droit replié. Placée en position bien visible au bout d’une galerie, elle ne laisse personne indifférent. Quel était l’intention de l’auteur ? Abîmée suite à l’ouverture des lieux, elle comportait des cupules peu visibles aujourd’hui.

Mais d’autres éléments gravés sont repérables. Certes, moins spectaculaires. Dans une salle, on remarque la présence d’un petit mammifère à quatre pattes et des croix perlées.

Mais plus intéressant encore est la présence, toujours gravée sur une paroi, d’une arbalète. Très fréquents en Europe, les signes « arbalètiformes » furent longtemps des dateurs de l’Âge du bronze avant d’être interprétés aussi comme la célèbre arme du Moyen Âge. Symbole ? Arme ? Le débat n’est pas tranché. Ici, la figure apparaît dans un contexte médiéval.

Autel ou banquette. En bas à gauche l’ouverture d’un silo. Des conduits d’aération sont visibles sur le haut.
Un animal, des croix et des motifs en triangle dans une partie couverte de salpêtre blanchâtre
… du Moyen Âge central.

En effet, la fouille des silos réalisée par nos amis de la SSPCV en 1998 met au jour un matériel du XIe, XIIe siècle, probable époque du creusement. Ce qui s’est passé après pose question. Des traces d’incendie montrent que le lieu n’était pas à l’abri de ce genre de catastrophe. 

Seule une minorité de souterrain offre des gravures aussi élaborées. La plupart du temps, quand des gravures sont présentes,  il faut se contenter d’une croix, d’une date, d’un nom. Toutefois – si l’on dépasse le cadre du département – la pratique de graver ou d’écrire est loin d’être exceptionnel. Parmi, les plus spectaculaires, en Touraine, à la Roche-Clermault, un orant sculpté occupe la salle terminale du réseau. Il est accompagné de tout un registre de graffitis religieux. 

 

Petite croix bouletée ou perlée bien visible
Hors du temps et coupé du monde

Ces gravures troublantes laissent peu de place au doute. Elles sont l’expression d’une forme artistique en milieu confiné. Bergeries, prisons, blockhaus et même toilettes sont l’occasion d’un déploiement de formes artistiques qui vont parfois bien au-delà du simple prénom ou d’une date. Lieu de culte, pas forcément mais lieu d’inspiration, c’est certain. Obscurité, air saturé d’humidité, absence de son, installe l’homme dans un isolement propice à la création.

 

 En savoir plus …


Le dolmen de Mespel

Le dolmen de Mespel

La Maison des morts

Au sud du causse de Limogne, le dolmen du Rouzet

LARROQUE – 44°00′ N 1°70’E

Apparaissent très bien les deux dalles verticales. Noyées dans les éboulis et délitées par l’érosion, les tranches affleurent. L’intérieur du dolmen(la chambre) est aujourd’hui comblée.

Certes au départ c’est un peu déconcertant. Le premier coup d’oeil donne davantage à penser à un pierrier parmi les nombreux qui peuplent les plateaux au sud de Mespel. Et pourtant, à bien regarder, plusieurs indices indiquent une construction préhistorique de belle facture.

Relevé pierre par pierre du monument réalisé par Bernard Pajot en 1986. On distingue deux dispositifs consécutifs, preuve que le monument a été agrandi. On remarque la chambre primitive, la plus à l’est, et la deuxième chambre dans l’alignement de la première(source: Mémoire de la Société archéologique du Midi).

On l’oublie souvent mais le Tarn compte une petite quarantaine de dolmens bien identifiés dont la majorité est installée dans la frange nord/ouest du département. Ces très vieux monuments n’ont pas la renommée des sites armoricains mais ils reflètent le passé de peuples disparus  il y a 5000 ans au Néolithique.

Souvent de taille modeste et dans un état de conservation précaire, les dolmens posent toute une série de questions et animent des débats sans fin sur les motivations et les croyances de leurs auteurs.

Certains de ces dolmens furent l’occasion déjà de compte-rendus comme celui de Peyroseco ou encore celui de Peyrelevade à Vaour.

Un grand dolmen caussenard

Le spécimen de Mespel est un immense amas de pierres à la forme allongée. Il mesure autour de vingt mètres pour douze de largeur. Il est encore bien visible aujourd’hui dans une clairière.

La plupart du temps, ces dolmens, ont été fouillés anciennement, voire pillés, nous privant ainsi d’informations. Celui-ci, une fois n’est pas coutume, a subit une fouille rigoureuse par Bernard Pajot dans les années quatre-vingt.

Plan du premier dolmen: tumulus et chambre. Lors de la fouille, on distinguait très bien le chevet du dolmen. Il était constitué d’un parement de dalettes de calcaire empilées

Ouvert à l’ouest, on apprit à cette occasion que le monument ne comportait pas une chambre mais deux alignées comme si on avait voulu agrandir la première. Agrandir sans détruire, ni mutiler l’état antérieur. La chambre sépulcrale la plus récente devait être couverte d’une dalle en grès dont l’équipe découvrit quelques traces discrètes.

Un lieu d’inhumation collective

La vocation sépulcrale des lieux fut confirmée par la récolte de  nombreux ossements humains. Quelques 1500 dents et même des crânes ont été reconstitué. Certains montrent d’ailleurs des traces de découpage intentionnel.

On y trouva des parures en stéatite, un anneau en schiste, deux pointes de flèche, un vase complet et de minuscules tessons de céramique de la période du bronze final.  

Fort probablement chaque petit village construisait son dolmen. Au fur et à mesure de l’accroissement de la population, on l’agrandissait.

A une époque beaucoup plus récente, le dolmen servit de cabane à berger avant de sombrer dans l’oubli.

Ce dolmen comme beaucoup d’autres constituent aujourd’hui le plus ancien patrimoine construit par les hommes. Beaucoup de communes ont compris l’intérêt de ce type de monument et participe à leur entretien, voir à leur mise en valeur comme Saint-Antonin-Noble-Val avec le dolmen du Pech dans le Tarn et Garonne. 

Voilà l’état du dolmen à la fin du printemps 2020. Il se résume un immense  tas de pierres. La taille de ces tumulus prouve qu’ils devaient être conçus pour être vu de loin. Celui de Mespel en position dominante ne fait pas exception.

Cadrage

Des sociétés rurales et villageoise se mettent en place dans la Tarn au cours du IIIe millénaire avant J.-C. Elles présentent une forme de religion liée aux ancêtres. Elles s’affirent grâce à une innovation: les mégalithes, conçus pour protéger leurs morts et pour les honorer. Aux techniques de construction assez facile à observer s’ajoutent des rites qui nous sont totalmeent inconnus.

 

A Cordes-sur-Ciel: la porte de la Jane ouverte sur l’archéologie

A Cordes-sur-Ciel: la porte de la Jane ouverte sur l’archéologie

La mobilisation des membres du CAPA fut à la hauteur du haut lieu historique dont nous avions la garde. A savoir la porte de La Jane, classée monument historique depuis 1962.

Visiblement l’ambiance est cordiale et chaleureuse


Deux jours durant nous avons, derrière les remparts, attiré les passants.

Si l‘affluence de visiteurs ne constitua pas un record, ce fut l’occasion d’échanges entre nous et avec les « Amis du Vieux Cordes ». La mise en valeur de l’exposition sur l’archéologie et la rivière du Tarn attira les plus curieux. Quant à l’initiation à l’archéologie, elle fut menée pour une quinzaine de jeunes avides de découvertes. Les images le prouveront.

Les fameux bacs conçus à l’époque par Jean-Claude, Jean-Pierre et Michel font des heureux chaque années

 

Pour l’occasion, une exposition originale sur l’archéologie dans et côté de la rivière du Tarn

Les moulins de la vallée de Laussière

Les moulins de la vallée de Laussière

Sortie à Roussayrolles du  samedi 14 mai 2016

Secteur : Cordais, Grésigne et alentours
Commune : Roussayrolles et Saint-Michel-de-Vax
Météo : orage menaçant
Participants : Franck, Régine, Christophe et Louis
Sites visités : igue du Cuzouls, dolmen de Peyroseco et les moulins de la vallée de Laussière
Sites évoqués : une cavité prés du dolmen de Peyroseco différente de celle de l’igue du Cuzouls.

Voiture : Christophe

Photos: Franck
Le Cuzouls: une doline effondrée de 75 m de profondeur et aux environs de 10 m de largeur.

Au menu, exploration de l’igue du Couzouls. Pour nous, le lieu ne présente plus ou aucune trace – à l’heure qu’il est – d‘art pariétal (1) ; seule, une tâche ocre nous laisse sceptique dans la partie ouest. Des traces, il y en a, mais elles sont récentes car le lieu ne présente aucune difficulté d’accès particulier. La progression est facile.

Tâche rouge d’origine inconnue sous la calcite.

Très fréquenté, il a été livré aux pilleurs de grottes et littéralement ravagé depuis des annéesC’est loin d’être un cas exceptionnel. Ces déprédations ne remontent pas forcément au XXe siècle.

Des stalagmites coupées nous rappellent cette pratique courante des hommes de la Préhistoire la plus ancienne jusqu’au XXe siècle (2).

À toute fin utile, précisons-le, aujourd’hui, arracher des concrétions est passible de 10 000 euros d’amende.

Par ailleurs, partout, des fouilles clandestines à la barre à mine se sont succèdées, notamment dans le fond de la cavité où une fosse de près de 2 mètres de profondeur a été creusée.

Nous explorons « le trou » laissé par les pilleurs.

Par bonheur, des pilleurs ont laissé quelques tessons de céramique dont il difficile de donner une période tant ils sont petits, abîmés et sporadiques. Après consultation, ils semblent plutôt médiévaux que préhistoriques.

Il est remarquable que cet igue ait fourni des éléments de toutes les époques historiques.
Je le rappelle au passage : poteries dites « chasséennes », probable sépulture protohistorique, aiguille de bronze, amphores, tessons médiévaux, papier à cigarette contemporain.

L’effondrement progressif de la voûte, par endroit, a entraîné la formation d’un chaos rocheux. C’est sous ces rochers que les clandestins cherchent.

Des graffiti aussi « ornent » la caverne. Il sont de facture très récente.  

Concrétion en cascades type méduse.

Nous remarquons sur les parois des formations de calcite en draperie tout à fait remarquables. Partout aussi les points noirs des lampes à acétylène des spéléos.

Le dolmen de Peyroseco: un mégalithe reconstitué

Le dolmen de Peyroseco ou plutôt Peyro… en l’état, en ce début de printemps 2016. Trois dalles en calcaire sinémurien délimitent une chambre de 3 m X 2 m. Deux grandes dalles le recouvrent 
au sud.

L’approche de ce dolmen est mal indiquée. À la différence de celui de la Peyralade, plus connu sous le nom de dolmen de Vaour, il n’est pas en bord de route mais à l’écart d‘un chemin qui conduit de Roussayroles à Saint-Michel-de-Vax.

Pas d’autres dolmens proches à associer à ces deux là.

Depuis longtemps, des curieux avaient gratté autour. À partir de 1958, il fut l’objet d’une surveillance et fouillé par l’équipe de Jean Lautier à la fin de années soixante dix. Notre ami Henri Prat était de l’aventure (3).

Reconnaissance d’une architecture classique

À l’époque de la redécouverte, caché sur une croupe dans les fourrés, il consistait en une chambre quadrangulaire au trois-quart comblée de remblais, chambre couverte par deux grandes dalles plates (4) superposées. De part en part, des montants se dressaient pour supporter ces dalles de couverture (5). La structure s‘inscrivait dans une pente déclinante vers sud.

On discerna des traces du tumulus d’origine, au nord du monument. Il devait recouvrir la chambre. Il était composé de petites dalles calcaires jointives, posées à plat par centaines les unes sur les autres jusqu’à former une demi-lune autour de la chambre sépulcrale. Il s’agissait d’inscrire, d’une manière visible et durable, le monument dans le paysage. On devait le voir de très loin sur le Causse.

Plan du dolmen lors de sa découverte à l’état ruiné. Le tumulus de plan semi circulaire au nord cachait des restes du coffrage. On ne sait rien de la partie sud du tumulus. Tout l’art consistait à reconstituer le puzzle pour retrouver quelque chose de l’origine. Le choix de l’ouverture à l’est peut être discuté.
Source : Travaux et Recherches

 
C’est en fouillant les restes du tumulus que furent retrouvés des morceaux de dalle de couverture et de montants.

L’opération – très courageuse – aux dires d‘Henri consista au démontage, à la fouille, puis au remontage partiel et cohérent du mégalithe. 

Le dolmen vu du nord avec l’empierrement qui correspond aux éléments du tumulus. Le tertre devait être repéré de loin.

Aujourd’hui, le dolmen a gardé la forme donnée par l’équipe de Lautier dans les années soixante dix.

Mobilier

Hors d’atteinte avant le dégagement des dalles, dans une couche compacte de terre brune, la fouille d‘une partie de la chambre offrit toute une gamme de matériel lithique (hache polie, lames et éclats de silex, pointes de flèche classique du Quercy), osseux ou en test de coquillage (perles, pendeloques, éléments de collier) et métallique en cuivre (aiguilles, épingle, perles) mais aussi de la céramique.

Avec des exceptions, ce mobilier est typique de la fin du Néolithique entre le troisième et le second millénaire avant notre ère, moment où la métallurgie du cuivre fait son apparition dans notre région. C’est le Chalcolithique.

Mais, comme il est fréquent, le mégalithe a été « utilisé » (6) à des époques bien postérieures. En témoigne une épingle à tête ronde de  linceul en bronze plutôt du XIIe siècle. Jusqu’à quel point son agencement même n’a pas été modifié ? Plusieurs épisodes historiques semblent se succéder en laissant chacun des traces dont il est, pour le cas présent, impossible de livrer l’ordre et  le sens (7).

La présence d’une nécropole du Haut Moyen Âge de plein champ n’est pas à exclure aux abords de ce dolmen.

Le dolmen vu de l’est. On imagine les palans, les leviers, les trains de rondins qu’il fallut pour ériger ce tombeau collectif.
Entrée de la chambre

Vestiges anthropologiques 

Enfin, la fouille de tumulus, montra au nord-ouest du caveau, les traces d’une sépulture (extérieur à la chambre). En tout, on estima grâce aux amas osseux sur l’ensemble du site à une soixantaine le nombre d’individus enterrés, pas obligatoirement à la même époque. Récolte très fructueuse, si l’en est.
L’analyse de 853 dents aurait montré la présence d‘une grande proportion d’enfants. Ce qui peut paraître étonnant. Dhabitude, les dolmens sont plutôt réservés à des sépultures d’adultes. Les ossements montrent des formes de sélection. 

On peut se féliciter de l’œuvre de protection de l’équipe Lautier. Presque quarante ans ont passé et le mégalithe est encore debout, visible de tous. Le mobilier découvert a été déposé au musée Lautrec à Albi.

Les moulins de Laussière, un patrimoine au fil de l’eau

Dans des cercles rouges,  sur la rivière les implantations liés à l’activité des moulins. Source: carte IGN au 1/25 000

La vallée encaissée et ombragée du ruisseau de Laussière présente une série de moulins et d’aménagements tout à fait remarquables en l’espace d‘une centaine de mètres seulement. Bernard Alet a mené un travail d’archives sur ces moulins dont l’état de dégradation est avancé (8). Ils sont menacés à terme d’effondrement puisqu’il n’y a plus de toiture. Ils remontraient au XVIe siècle.

Des bâtiments destinés à moudre le grain sont visibles dans la partie haute de la vallée. Ils ont été abandonnés au milieu du XIXe siècle et figurent sur le cadastre napoléonien.

Partie dormante d’une meule à grain prise par la mousse. Meule en silex.
Meule à grain complète en place et en position.

 

Portion de meule déplacée positionnée à la verticale. Peut-être plutôt une meule de moulin à huile.

 

Place et reste de l’arbre de transmission entre la roue du bas et la meule du haut.

 

En bas, au niveau du cours d’eau la chambre des roudets souvent voûtée. En haut, avec fenêtre, la chambre des meules.

 

La chambre des « roudets » ou des « rouets » vue de l’intérieur. Observez le conduit où l’eau arrive sous pression pour actionner la roue à aube placée à l’horizontal. On devine des cerclages de métal qui devait appartenir à cette roue. À gauche, invisible sur la photo, le canal de fuite. Au plafond le trou de l’arbre de transmission.


 

Four à pain du deuxième hameau.


 

Vestige d’un canal afin de faciliter l’écoulement et la pression en période de faible débit. Notez l‘omniprésence des mousses.


 

1858. Une date assez peu significative comme souvent de la date d’élévation du moulin.


D‘autres sont installés plus bas. Ils ont été abandonné un peu plus tard en 1893. Dans le hameau, quelqu’un vivait encore juste avant la Seconde Guerre. On y installa même l’électricité. A partir de 1945, le lieu tombe dans l’oubli, il redevient sauvage.

Les deux hameaux connurent des périodes de concurrence farouche aux dires de Bernard.

À l’époque les versant était couvert de vigne. 

La faiblesse du courant, à certains moments de l’année, nécessita des aménagements de bassin. Toute un système complexe de bassins et de canaux est visible.

La dimension patrimoniale de cette vallée ne fait aucun doute. Les mécanismes sont bien visibles. Tout l’enjeu consistera à mettre en valeur ce patrimoine. 

 

   

Notes

(1) – Des yeux plus experts peuvent bien sûr venir nous contredire et ce sera avec un grand plaisir.

(2) – Que l’on agisse pour de l’argent dans la perspective d’un commerce juteux ou lors de mises en scène mystérieuses, elles sont victimes d’une fascination qui n’est pas récente comme le montre la découverte des « spéléofacts » de Bruniquel, quelques 400 stalagmites brisées il y a 175 000 ans. On ose à peine le croire. Voir à tout prix  https://lejournal.cnrs.fr/videos/bruniquel-la-grotte-qui-bouleverse-notre-vision-de-neandertal

(3) – A. Faraut, J. Lautier, H. Prat, A. Thubières – « Le dolmen de Peyroseco », Travaux et Recherches, n° 16, 1979, p. 21-29

(4) – Pour mieux comprendre les propos  de l’auteur.

D’après un dessin de Gilbert Fages


 
(3) – A. Faraut, J. Lautier, H. Prat, A. Thubières – « Le dolmen de Peyroseco », Travaux et Recherches, n° 16, 1979, p. 21-29

(4) – Elles sont dite « de chevet ». Y en avait-il une seule au départ ? C’est fort possible. 

(5) – Ils prennent le nom savant d' »orthostates ». 

(6 – La finalité de ces utilisations nous échappe pour l’instant.

(7) – Quand le dolmen n’a pas été pillé, c’est envisageable comme à Saint-Martin-du-Larzac, par Rémi Azémar.

(8) – http://www.mairie-roussayrolles.fr/groupe-magret/magret-six.pdf