Enfin, place nette aux « Battuts »
Samedi 29 et dimanche 30 septembre et la matinée du samedi 6 octobre 2018
Grotte des « Battuts ». Un premier travail de vidage et de tri avait été effectué fin août. 
Restait le plus gros.
Deux journées et une petite matinée ont suffi pour nettoyer le site des grottes* des « Battuts » sur la commune de Penne. À chaque fois, le beau temps fut de la partie, ce qui rendit l’opération plus facile. Celle-ci, prévue de longue date,  se déroula dans une atmosphère sympathique mais concentrée étant donnée la nature dangereuse des lieux.
L’opération s’imposait à cause des risques d’incendie et la pollution que généraient des produits toxiques à l’état dégradé comme des médicaments, des produits de vaisselle ou des crèmes de protection…
Un travail d’équipe.
Un constat s’imposa bien vite. L’ASCA était « taillée » pour l’opération. Sa compétence, sa mobilisation furent totales; son ingénierie tout à fait adaptée. Le CAPA participa, plus modestement, mais avec le sérieux qui le caractérise. L’occasion était idéale de relier concrètement ces deux associations, dont les objectifs diffèrent, mais dont les ambitions sont loin d’être opposées. Histoire de montrer qu’archéologie et spéléologie peuvent faire bon ménage.
Une tyrolienne, montée pour l’occasion, achemina progressivement les sacs remplis de détritus en contre-bas, dans la vallée, sur une distance de 50 mètres.

 

Les sacs avant la descente. Les déchets ont préalablement fait l’objet d’un tri

Falaise impressionnante des « Battuts » avec filin tendu pour la descente des sacs.

Descente d’un sac

Plus délicat… un frigo !

Bien sûr, certains en profitent pour s’amuser.
Les sacs, en bas, avant la deuxième étape.

La deuxième étape: une pleine benne.
Quelques moments furent particulièrement délicats, comme la descente acrobatique du réfrigérateur.
Au total, plus d’une tonne d’ordures finirent dans la benne transportée à la déchetterie de Penne (Tarn).

La Dépêche du Midi couvrit l’événement. Ce qui nous valut la visite de quelques curieux.

Pour finir, il apparait que le cas des ermites « à la Carcenac » dont nous avons déjà parlé dans un article précédent **  n’est pas isolé. Les grottes, qui surplombent la rive droite de l’Aveyron, deviennent l’habitat temporaire d’individus en quête de logement. Il n’est pas besoin de remonter au Moyen Âge : vérification faite, maints abris rocheux restent, en 2018, un refuge pour les populations les plus touchées par la pauvreté et la précarité.

Notes

* et abris

** https://capa-archeo.blogspot.com/2016/11/insolite-le-quotidien-dun-ermite-penne.html